Il n’y a plus de doute possible : l’UMP s’apprête, mais après élections municipales, à faire passer un plan drastique d’austérité. Premiers visés : les classes moyennes.
La preuve nous en a été donné il ya quelques jours, lors du débat sur le budget de la France pour 2008. Ce budget, comme l’ont dénoncé les députés socialistes, (et comme le savent bien sans rien oser dire les députés UMP) est tellement irréaliste, voire tellement faux, qu’il nécessitera forcément une hausse de la CSG, du CRDS et de la TVA. Il y aura aussi, mathématiquement, des nouvelles taxations, y compris sur l’essence, et des coupes gigantesques dans les budgets de tous les ministères. Enfin, chacun le sait désormais, le gouvernement s’apprête à privatiser AREVA, c’est à dire rien de moins que tout le nucléaire français.
Si nous ne sommes pas vigilants, tout cela se fera après les municipales.
Ce qui permet de l’affirmer, c’est d’abord les chiffres mêmes du budget 2008, totalement irréalistes.
Précisons :
Le budget a été construit sur une hypothèse de croissance de 2,25%. Or, ce chiffre est invraisemblable. La croissance devait venir, on s’en souvient, de la consommation liée à une augmentation du pouvoir d’achat des français, cette même augmentation devant provenir des heures supplémentaires. Pas de chance, cette mesure est un très grand flop. Ca ne marche pas, comme on pouvait s’y attendre. Et la croissance est en berne. Rien à attendre non plus du côté de la baisse des prélèvements puisqu’au lieu de baisser de 4%, comme annoncé fièrement, ils resteront, au mieux, à leur niveau actuel.
Le salut passera peut-être par les exportations, alors ? Selon le gouvernement, elles augmenteraient en 2008 de 5.8%. Le problème, c’est que cette prévision a été effectuée avec un dollars à 1,37euros, et qu’il est aujourd’hui à 1,43 euros ! Pire, le prix du baril de pétrole retenu par le gouvernement est de 73 dollars, alors qu’il frôle au moment de la rédaction de cet article les 90 dollars !
Ce budget ne tient donc pas la route et semble n’avoir été construit que pour « tenir » la condition de croissance nécessaire au maintien de notre déficit à 2,3% du PIB.
Mais pourquoi, dira t-on, mentir à ce point sur le budget ?
Tout simplement parce que le vrai budget de la France, celui, le seul, qui s’appliquera, n’est pas présentable avant les élections municipales. Le gouvernement redoute de les perdre si elle disait maintenant la vérité sur ses intentions aux français. Il y a aura donc fatalement, si l’UMP n’en est pas dissuadée par le résultat des municipales, un réveil très douloureux pour l’immense majorité des français des classes moyennes ainsi que les plus défavorisés.